Journal de bords, Lundi 1 octobre 2007, 16h54 écoutant juste le silence et la respiration de cracotte.
[...] Je m'élève, je souris, je pleure. Je me rend compte que sans l'imaginaire, je ne serais rien. Sans mes rêves, mes espoirs, ma croyance en tout ce qui est magique.
[...] Et au plus je vis dans l'imaginaire, au plus mes sentiments changent, se tors, s'entremêlent. Moi qui repoussait la tristesse, voila que je l'accueille. Elle est belle, simple, et me fait même parfois sourire. Je suis heureuse ainsi, avec mes doutes, mon manque.
Oui, cette fois-ci, j'ai un manque. Je ne le repousse plus avec dédain. Il est là, bien réelle. Je scrute mon visage dans la glace, cherchant ce qui ne va pas, rencontrant mon visage neutre et mes yeux curieux et surpris. Et je trouve, et j'oublie.
Tout ça... ça ne veut rien dire... Je bafouille toujours... Je ne maîtrise pas encore le langage, pas encore. Quelque chose bloque. Je ne suis plus si sûr de mon avenir fait de gloire et de combats sans fin, de bras chaleureux et d'enfants qui sourit dans les miens. J'attend en vain que cette... chose se débloque, mais ça ne viens pas. Je me relis, et pousse un cris rageur parce que ce n'est que bégayements, murmures incertains, phrase inachevée ou n'ayant aucune signification. Mes mots n'ont pas d'impacts. Ne provoque aucun sentiment. Mes mots manques de vie, ils sont tous morts. Tous, mort. Et j'essaye de leur donner un brin de vie, je les reprend, les remanies, les reposes doucement à des endroits différents, et ils vivent juste pour le temps d'une relecture.
Peu importe. Je parle pour ne rien dire. Mon manque et ma quête de l'imaginaire ne sera pas combler ainsi. Je ne suis bonne qu'a raconté ma vie, à faire des articles sur Internet, mais rien d'autre. Ce n'est pas ce que je veux pour moi. Si, comme je le crois, nous avons plusieurs vie, alors je ne veux pas que celle-ci soit vaine. J'en ai sans doute assez de ces vies sans buts, une vie comme tout le monde, à chaque fois. L'imaginaire est devenue mon refuge, un refuge dangereux, mais qu'importe? Si je n'arrive pas à redescendre dans ce que vous appelez réalité, qu'importe? A quoi me servirait-elle, votre réalité? Je n'ai pas votre intelligence pour m'y mouvoir, je suis m^me ce qu'on peut appeler une simple d'esprit. Je ne comprend pas vos calculs, votre histoire, vos cartes et schémas ridicules. Temps pire, je suis ainsi, avec ces différentes étincelles d'espoirs qui parfois risque de s'éteindre. Je ferais tout pour les protégé de votre souffle.